INTERROGATOIRE INTERROGATOIRE LES DOULEURS *
    Les douleurs du haut appareil : *
    Les douleurs du bas appareil : *
LES MODIFICATIONS DES URINES EMISES : *
    Anomalies quantitatives : *
    Anomalies qualitatives des urines: *
LES TROUBLES DE LA MICTION: *
INCONTINENCE: *
ECOULEMENT URETHRAL: *
HEMOSPERMIE: *
LES TROUBLES GENITO-SEXUELS: *


L'interrogatoire comporte deux phases.

    L'écoute du patient qui exprime avec ses mots son "motif de consultation". Ces signes sont importants à noter, ils guident le médecin tout au long de sa démarche diagnostique. C'est sur leur évolution que le malade jugera son médecin.

    L'interrogatoire du patient proprement dit, véritable check-list que le médecin remplit avec son patient. L'absence d'un signe est aussi importante que sa présence, d'où la nécessité de réaliser un interrogatoire méthodique et impartial sans a priori diagnostique qui risquerait d'induire en erreur. Ces données sont toutefois subjectives.

    Cet interrogatoire recherche une douleur, une modification des urines émises (modification quantitative ou qualitative), des troubles de la miction, une incontinence, un écoulement uréthral, des troubles génito-sexuels.
 
 
 
 
 

LES DOULEURS
 
  Les douleurs du haut appareil :
Elles sont liées à la mise en tension de la capsule rénale (oedème, obstacle) et traduisent une pathologie du haut appareil.

La lombalgie: c'est une douleur unilatérale qui siège dans l'angle costo-vertébral postérieur. Cette douleur profonde n'a aucun caractère mécanique (elle n'est pas déclenchée par les efforts ou le changement de position), ni inflammatoire comme les douleurs d'origine rachidienne qui sont, de plus, bilatérales et en barre.

La colique néphrétique: elle traduit une mise en tension brutale de la voie excrétrice (obstacle aigu). La douleur est de début brutal, son siège est dans la fosse lombaire, unilatérale, elle irradie dans le flanc, l'aine et les organes génitaux (testicule, grande lèvre). Cette douleur s'accompagne souvent d'une agitation du malade (colique néphrétique = frénétique, le malade se "tordant de douleur"). Cette douleur à type de broiement est continue avec des renforcements paroxystiques. Il n'y a pas de position antalgique, pas de facteur calmant cette douleur.

Les douleurs per-mictionnelles ascendantes en fosse iliaque, voire lombaire ; ces douleurs traçantes traduisent un reflux vésico-rénal d'urine
 
 
 

Les douleurs du bas appareil : Les douleurs hypogastriques : les douleurs hypogastriques d'origine urologique sont généralement rythmées par les mictions et l'état de réplétion vésicale qui peuvent les déclencher, les renforcer, ou les calmer.

Les douleurs inguino-scrotales : de début progressif ou brutal, toute la pathologie congénitale, traumatique, inflammatoire, infectieuse ou tumorale des éléments du contenu scrotal peut être à l'origine de ces douleurs qui sont volontiers révélatrices. L'examen clinique en retrouve alors la cause. Les douleurs intrascrotales s'accompagnant d'un contenu scrotal normal ne sont pas rares (douleurs projetées du haut appareil, troubles d'origine psychogène).

Les douleurs périnéales : situées en arrière des bourses, elles peuvent révéler une pathologie uréthrale ou prostatique le plus souvent infectieuse, d'autant qu'elles sont rythmées par la miction ou l'éjaculation. Cependant des douleurs périnéales sans anomalie anatomique peuvent exister.
 
 
 
 

LES MODIFICATIONS DES URINES EMISES : Elles nécessitent le recueil des urines, car en dehors de l'hématurie, de la pneumaturie, de la fécalurie et de l'anurie, ces modifications sont souvent méconnues des patients.

La diurèse est la quantité d'urine émise par unité de temps. On définit ainsi une diurèse journalière, une diurèse horaire, une diurèse par minute. Il s'agit d'un débit dont le taux varie avec les apports hydriques.

On peut observer des anomalies quantitatives et qualitatives des urines émises.
 

Anomalies quantitatives :

La diurèse journalière est généralement comprise entre 800 et 1500 ml.

Polyurie ; une diurèse journalière supérieure à 2 000 ml définit la polyurie. Les principales causes sont l'augmentation des apports hydriques (potomanie), la polyurie osmotique (diabète sucré, levée d'obstacle), la polyurie induite par les diurétiques.

Oligurie ; une diurèse journalière inférieure à 500 ml définit l'oligurie.

Anurie ; l'anurie se définit comme une diurèse inférieure à 3OO ml par 24 heures.
 

Anomalies qualitatives des urines:

Les urines fraichement émises sont jaunes citrin, limpides et brillantes. Plusieurs anomalies peuvent être observées.

Hématurie : présence de sang dans les urines. Celles-ci prennent une coloration rouge ou rosée avec parfois présence de caillots. Le saignement pouvant provenir de la papille rénale à l'urèthre prostatique (sus-sphinctérien), la vraie question posée par une hématurie est d'en reconnaître l'origine et la cause. Le temps de l'hématurie pendant la miction permet d'en préciser l'origine (test des trois verres):
    Initiale, au début de la miction, l'hématurie est d'origine cervico prostatique (col vésical et urèthre prostatique sus-sphinctérien).
    Terminale, à la fin de la miction, l'hématurie provient de la vessie.
    Totale, du début à la fin de la miction, l'hématurie est alors rénale.
Mais toute hématurie abondante est totale.

Pyurie : présence de pus dans les urines. Celles-ci prennent alors un aspect dépoli, trouble, voire franchement purulent, aspect qui persiste après chauffage (urates) et acidification (phosphates). La bandelette urinaire retrouve la présence de leucocytes et/ou de nitrites. La pyurie signe l'infection de l'appareil urinaire. Mais si toutes les urines infectées sont troubles, toutes les urines troubles ne sont pas infectées (urates, phosphates).

Pneumaturie : présence de gaz dans les urines. Fécalurie : présence de matières fécales dans les urines. Pneumaturie et fécalurie témoignent d'une communication anormale entre le colon et la vessie (fistule colo-vésicale)

Chylurie: présence de chyle (liquide lymphatique) dans les urines, celles-ci prennent alors un aspect laiteux (fistule entre le réseau lymphatique et la voie excrétrice).
 
 

LES TROUBLES DE LA MICTION:

Ils traduisent toujours une pathologie du bas appareil. La miction normale (action d'uriner) est volontaire, indolore, s'effectue sans difficulté, selon une fréquence compatible avec une autonomie suffisante entre deux mictions, et permet une évacuation vésicale complète. Tous ces critères définissent le confort mictionnel.

La dysurie: Se définit comme une difficulté à l'évacuation de la vessie. Elle est souvent méconnue car indolore et d'installation progressive. On décrit la dysurie d'attente, initiale au début de la miction (ex: adénome prostatique) et la dysurie de poussée (ex: sténose de l'urèthre) parfois terminale. Cette dysurie s'accompagne d'une diminution de la force du jet. On en rapproche les mictions en deux temps, les gouttes retardataires, et la sensation de vessie non vide en fin de miction.

La pollakiurie: Elle se définit par une augmentation de la fréquence des mictions. La pollakiurie diurne se traduit par une diminution de l'intervalle entre deux mictions (normale > 3H), et gène le patient dans ses activités. La pollakiurie nocturne se compte en nombre de réveils induits par l'envie d'uriner. La diurèse étant variable en fonction des apports hydriques et de la capacité vésicale (environ 300 ml), le nombre de mictions dépend donc de la diurèse. Ainsi la polyurie, quelle qu'en soit l'origine, représente une cause de pollakiurie.

Les brûlures mictionnelles: Pré, per ou post mictionnelles, elles témoignent d'une inflammation du bas appareil (vessie, urèthre).

L'impériosité: elle se traduit par l'impossibilité pour le malade de différer son besoin d'uriner. Celui-ci est urgent, sous peine de miction incontrôlée (incontinence).
 
 

INCONTINENCE:

Définie par la perte involontaire d'urine par l'urèthre. Elle est le plus souvent intermittente. Les fuites sont caractérisées par le moment auquel elles surviennent (le jour, la nuit, le jour et la nuit), et par l'état des mictions associées (normales, syndrome obstructif, syndrome irritatif). Les fuites peuvent ainsi survenir en position debout, le jour, à l'effort, en dehors de toute sensation de besoin, de tout trouble mictionnel et traduisent alors une insuffisance du sphincter strié. Elles peuvent être secondaires à des impériosités (contractions vésicales désinhibées), survenant volontiers le jour et la nuit, associées à un syndrome irritatif. Enfin elles peuvent survenir uniquement la nuit inconsciemment, par regorgement (vessie trop pleine), associées à un syndrome obstructif.
 
 
Type d'incontinence
Insuffisance sphinctérienne
Instabilité vésicale
Regorgement
Mécanisme des fuites
Précédées par un effort
Précédées par des impériosités
Inconscient
Temps des fuites
Jour
Jour et nuit
Nuit
Miction
Normale
Sd irritatif
Sd obstructif
Examen
Fuites à l'effort
Bonney positif
Prolapsus (mobilité du col)
Normal
Globe
Rétention vésicale chronique

 

ECOULEMENT URETHRAL:

Pathologie de l'homme, il tache les sous-vêtements et témoigne d'une lésion de l'urèthre en aval du sphincter strié.

Uréthrorragie: écoulement sanglant (tumeur, traumatisme).
Uréthrite: écoulement purulent (infection).
 
 

HEMOSPERMIE: Elle se définit par la présence de sang dans le sperme. Ce symptôme fréquent chez les sujets jeunes traduit un état inflammatoire des vésicules séminales, le plus souv
Capturé par MemoWeb ŕ partir de http://www.med.univ-rennes1.fr/resped/uro/poly/interrogatoire.html  le 30/11/2004