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Intoxication éthylique aigüe
Auteur(s): Pr. Jean-Louis POURRIAT
14 septembre 2003

Introduction

Même dans un contexte évocateur d’intoxication éthylique aigüe (IEA), il est essentiel de diagnostiquer une pathologie intercurrente : hypoglycémie, trauma crânien, lésion intracérébrale, autre intoxication, malaise, agression, chute, sensation vertigineuse, encéphalopathie, infection.

TRI

Coma (7% des cas)

Forme excito-motrice (18% des cas)

- Logorrhée, paroles hachées, bredouillages

- Incoordination motrice

- Injection conjonctivale, odeur de l’haleine

- Importance de l’anamnèse

IEA non compliquée (75%)

- Autres cas

Tri

IEA non compliquée -> Niveau 3

Forme excito-motrice -> Niveau 2

Coma -> Niveau 1

REALISATION DE BILAN PARACLINIQUE

- HGT +++

- alcoolémie systématique sinon justification sur le dossier médical ++++

- ionogramme

- si pathologie intercurrente suspectée, bilan spécifique

CRITERES DE NON-ADMISSION

- aucun

INDICATION DE L’HOSPITALISATION EN HDJ OU HDN

IEA non compliquée

- observation quelques heures, jusqu’à rétablissement des fonctions relationnelles

- dépistage précoce de signes de gravité

- prévention des sorties prématurées

INDICATION A L’HOSPITALISATION EN USR

IEA grave

- coma sans signe de localisation neurologique

- formes excito-motrices

- formes délirantes

IEA compliquée

- pneumopathie d’inhalation

- hypothermie

Patient mineur

- accord obligatoire des parents

- impérativement chambre seule

INDICATION A L’HOSPITALISATION EN REA (APPEL REA BIP 1118)

- IEA grave avec coma profond ou signe de détresse vitale (altération de la perméabilité des VA)

- IEA compliquée avec signes de gravité

- Alcoolémie > 5 g/l

PRINCIPES THERAPEUTIQUES

- Chez les patients éthyliques connus et ou la consommation d’alcool est importante, penser à la prévention du DT même chez les patients ayant une alcoolémie +
- Consultation PSY lors de retour des fonctions relationnelles, si nécessaire.

IEA isolée : pas de thérapeutique utile

- surveillance horaire jusqu’à reprise de la conscience, de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle, température, état de conscience, HGT

- compensation des besoins alimentaires

IEA grave

- traitement essentiellement symptomatique (O2 au masque pouvant aller jusqu’à l’intubation si besoin)

IEA + agitation psychomotrice

- Forme modérée

  • sédation verbale
  • Si échec : chlorazépate dipotassique (Tranxène) de 50à 100mg PO ou en IM si nécessaire

- Forme clastique ou délirante

  • contention physique jusqu’à la sédation chimique et loxapime (Loxapac) 3 à 4 amp en IM mais action lente

Références

Conférence de consensus en médecine d’urgence de la Société Francophone d’urgences médicales 1992



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