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Cas Clinique n°12

Monsieur H., 64 ans, consulte pour une douleur du bras droit à l’union du tiers supérieur, tiers moyen évoluant depuis 15 jours. Il dit ne pas pouvoir lever le bras au delà de l’horizontale et avoir du mal à enfiler sa veste. Ces douleurs le réveillent la nuit lorsqu’il se retourne. Elles sont alors particulièrement violentes et inquiètent le patient. Un épisode identique est survenu l’an passé, mais sans réveil nocturne, et a disparu en 8 à 10 jours, traité par des antalgiques de niveau I.

Le patient exerce un métier de représentant de commerce et effectue de nombreux déplacements en voiture : il ne peut plus circuler le coude à la portière (douleurs ++) et a du mal à porter ses sacoches d’échantillons.

Les antécédents sont dominés par une pneumonectomie droite il y a 2 ans pour un carcinome épidermoïde bronchique limité et une gastrite il y a 3 ans favorisée par le tabagisme à 40 paquets/années. Le sevrage a été complet après la pneumonectomie.

L’examen torse nu montre une mobilisation du cou indolore. L’épaule droite ne dépasse pas 80° d’abduction active à droite et d’antépulsion. La redescente du bras déclenche une douleur de l’épaule. La rotation externe active coude au corps est peu douloureuse et non limitée. Le sujet peut mettre la main droite à sa poche revolver mains ne peut toucher la partie médiane du dos du fait d’une douleur d’épaule. Les réflexes ostéotendineux sont normaux aux membres supérieurs et inférieurs. Le diamètre des pupilles est symétrique ainsi que la largeur des fentes palpébrales. L’auscultation pulmonaire montre une abolition des vibrations vocales et l’absence de murmure vésiculaire à droite.

Cliquez sur les questions pour lire les réponses

A - Quel est le diagnostic le plus probable au vu de ces premiers éléments cliniques et anamnestiques ?

B  - Quelle(s) manœuvre(s) proposez-vous pour confirmer cliniquement ce diagnostic ? Décrivez les.

C - L’antécédent du patient impose d’éliminer une autre étiologie à ces douleurs. Laquelle ? Et quels examens simples vont-ils être utiles ?

D - Vous considérez que les AINS sont contre-indiqués par l’antécédent de gastrite et décidez d’effectuer une infiltration locale par une ampoule d’un corticoïde associé à des antalgiques de niveau II. Quarante-huit heures après, le patient téléphone car les douleurs, loin de s’apaiser, se sont majorées. Il n’a pas pu dormir et vous dit que toute mobilité est maintenant impossible. Vous le faites revenir et constatez une épaule droite chaude, rouge et impossible à mobiliser du fait de la douleur. La température est à 38,5 °C, le patient est abattu, fatigué. Quel diagnostic évoquer ? Comment en faire la preuve ?

E - Quel diagnostic différentiel a ce nouveau tableau clinique ?

 
 
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