70-Savoir prendre en charge une dyspnée laryngée aiguë selon le stade de gravité à domicile ou en milieu spécialisé et connaître les modalités de surveillance

Face à une dyspnée laryngée, il faut savoir faire le diagnostic positif (bradypnée inspiratoire avec tirage et cornage), et évaluer les signes de gravité (hypoxie, hypercapnie, épuisement).

A domicile, il est possible de proposer une corticothérapie inhalée, une corticothérapie par voie générale (1 mg/kg), et des aérosols d'adrénaline. L'humidification de la pièce doit être réalisée, ainsi que la prescription d'un traitement antipyrétique en cas de fièvre. Le décubitus est évité.

La symptomatologie doit céder en moins de trente minutes. Dans le cas contraire, une prise en charge en milieu hospitalier après transport médicalisé doit être effectuée.

En structure hospitalière, le traitement repose par une corticothérapie par voie parentérale associée à une corticothérapie inhalée et des aérosols d'adrénaline. Les doses d'adrénaline utilisées peuvent entraîner une tachycardie qui nécessite une surveillance particulière, et expose à un phénomène de rebond qui nécessite une surveillance proche.

Chez l'enfant (laryngites), en fonction de l'amélioration de l'état respiratoire, un maintien de la liberté des voies aériennes peut nécessiter une intubation ou des techniques de ventilation non invasive en milieu spécialisé.

Chez l'adulte, la persistance d'une détresse respiratoire peut nécessiter une endoscopie sous anesthésie générale au bloc ORL afin soit de réaliser un geste local, soit une intubation transitoire, soit une trachéotomie.