Otalgie et otite chez l'enfant et chez l'adulte

III- OTODYNIES

image d'otite externe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exemple d'otite virale

 1 - OTITE EXTERNE

Il s’agit d’une pathologie très fréquente, essentiellement estivale, liée aux baignades et aux traumatismes du conduit. Elle touche tous les âges et se manifeste par une otalgie intense, lancinante, augmentant dans la première partie de la nuit. Il n’y a pas de fièvre.

L’examen clinique évoque le diagnostic face à une douleur provoquée à la palpation du tragus ou à la traction du pavillon. Les patients se plaignent par ailleurs d’une douleur à la mastication liée au contact du condyle mandibulaire sur la face antérieure du conduit. L’examen otoscopique est pauvre puisque l’introduction du spéculum est douloureuse, laissant voir un conduit auditif externe oedématié, inflammatoire, douloureux, avec des sécrétions blanchâtres qui peuvent être aspirées. Le tympan s’il peut être vu est sub-normal.


Il peut s'agir d'une otite externe diffuse bactérienne ou mycosique, d'un furoncle de la zone pileuse du conduit, ou d'un eczéma surinfecté. Les germes en cause sont le staphylocoque doré ou le pseudomonas aeruginosa. Dans 10 % des cas il s’agit d’une mycose essentiellement à aspergillus et il faut savoir reconnaître l’aspect filamenteux et les taches noires caractéristiques de cette pathologie.

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L'otite externe peut se compliquer de périchondrite ou de chondrite, hyperalgique et insomniante.

Le traitement est local reposant sur l’application de gouttes à visée antibiotique. Ces gouttes nécessitent parfois des gestes locaux du conduit auditif externe à type de méchage ou mise en place de drains de façon à faciliter l’introduction des gouttes par le conduit auditif externe et surtout de permettre le contact au site infecté. Le recours à l’antibiothérapie est rare (le traitement par voie générale est réservé aux formes graves : périchondrites et chondrite). Un traitement symptomatique antalgique doit être systématiquement prescrit. La prévention repose sur une hygiène des conduits auditifs externes.

En cas de suspicion d’otite externe d’origine mycotique, un traitement local avec un antimycotique est nécessaire.

Ne pas méconnaître une affection dermatologique (érysipèle, impétigo...).


Toujours penser à « l'otite maligne externe » véritable ostéite de la base du crâne chez le sujet diabétique ou immunodéprimé. L'agent causal le plus fréquent est le pseudomonas aéruginosa de traitement lourd et prolongé.

 

2 - ATTEINTES DE L'OREILLE MOYENNE

  • Myringite virale (bulles séro-hémor­ragiques intratympaniques), facilement reconnaissable à l'otoscopie.
  • Otite moyenne aiguë, surtout chez l'enfant.
  • Mastoïdite se manifestant par des douleurs traînantes, avec signes généraux.
  • Barotraumatismes.
  • Réchauffement ou une complication d'une otite chronique simple ou grave (cholestéatome).
 
  3 - OTALGIE SYMPTOMATIQUE D'UNE TUMEUR DE L'OREILLE
En cas de tumeur de l'oreille externe ou moyenne, le plus souvent maligne.
 
   4 - ZONA ACOUSTICO-FACIAL (AURICULAIRE)
Il s'agit d'une atteinte du ganglion géniculé (VII), avec éruption cutanée de la conque souvent précédée par une otalgie intense à type de brûlure. S'y associe classiquement paralysie faciale périphérique, vertige et surdité de perception (participation du VIII)
 
   5 - PARALYSIE FACIALE A FRIGORE
Où les douleurs, en général mastoïdiennes, sont fréquentes.