Pathologie des glandes salivaires

II- A Les tuméfactions inflammatoires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. La parotidite ourlienne

Elle est aisément reconnue sur la notion d'épidémicité, l'aspect de l'údème cutané gélatineux, la bilatéralité, l'atteinte des glandes sous mandibulaires, les dosages biologiques éventuels. Elle est rare depuis la généralisation de la vaccination.

 

2. La parotidite aiguë microbienne

Elle survient lors d'une baisse de l'état général avec déshydratation,. Elle est favorisée par une cause locale : infection dentaire ou stomatite (infection canalaire ascendante). Elle débute par une douleur à la mastication, puis une douleur spontanée à l'angle de la mandibule, avec température élevée. Il existe un gonflement rétro mandibulaire en général unilatéral, soulevant le lobule de l'oreille. La peau est rose et údématiée. L'orifice du canal de Sténon est rouge avec issue de pus. L'évolution est favorable sous antibiotiques et anti-inflammatoires et éventuelle réhydratation. Elle peut néanmoins se faire vers la suppuration avec micro abcès, ou passer à la chronicité avec sclérose glandulaire, sur des terrains particulièrement fragiles.

 

3. La parotidite lithiasique surinfectée

Elle est rare car la lithiase parotidienne est beaucoup moins fréquente que la lithiase sous-maxillaire. La radiographie maxillaire défilé et surtout l'échographie en permettent le diagnostic.

 

4. Les parotidites chroniques non spécifiques.

Rares, elles sont dues à une infection canalaire ascendante dont le trouble initial est mal connu. Elles se traduisent par des poussées de tuméfaction avec douleurs à la mastication. La parotide est hypertrophiée et douloureuse à la palpation. La sialographie peut montrer des images typiques avec dilatation des canaux et images multiples en grains de plomb (image de pommier japonais). L'évolution est récidivante. L'affection peut guérir sans séquelles (parotidite récidivante de l'enfant) ou évoluer vers une hypertrophie scléreuse. La parotidectomie, n'est indiquée qu'exceptionnellement dans les cas sévères. En effet la dissection du nerf facial est très difficile au sein de tissu inflammatoire , il peut être enserré dans la sclérose.