Dyspnée aiguë : la dyspnée laryngée

II - DIAGNOSTIC D'UNE DYSPNEE LARYNGEE DE L'ENFANT

 

 

 

La laryngomalacie

 

La paralysie laryngée

Les anomalies congénitales du larynx

 

L'angiome sous-glottique

 

 

 

Conduite à tenir en urgence
A ce stade et sans connaître la cause, on est conduit au traitement d'urgence : oxygénation au masque, corticoïdes, intubation devant des signes d'asphyxie..
 
Diagnostic étiologique

·        Chez le nouveau-né

§         La laryngomalacie, par invagination des cartilages aryténoïdes ou des replis aryépiglottiques à l'intérieur du larynx lui-même lors de l'inspiration, peut être responsable de dyspnée laryngée. Le signe dominant dans sa forme non dyspnéisante est le stridor (bruit inspiratoire). La dyspnée associée est habituellement réduite. Les critères de gravité sont un tirage, des troubles de déglutition, des apnées du sommeil qui nécessitent une prise en charge diagnostique et thérapeutique se fait en milieu spécialisé. Un reflux gastro-oesophagien est souvent associé.

§         D'autres causes peuvent expliquer une dyspnée laryngée chez le nouveau-né :

Ø       une paralysie laryngée par traumatisme obstétrical par exemple

Ø       une malformation congénitale : palmure ou sténose , kyste endolaryngé.

Chez le nouveau-né, la constatation d'une dyspnée aiguë impose une laryngoscopie directe, qui seule, affirmera le diagnostic. Elle permettra parfois un traitement chirurgical d'urgence comme la résection endoscopique d'un kyste endolaryngé ou d'une palmure par exemple.
 

·  Chez le nourrisson

§         Un angiome sous-glottique est l'éventualité la plus classique. Ici, la dyspnée évolue sur un mode chronique mais avec fréquemment des accès de suffocation aiguë pouvant simuler une laryngite sous-glottique à un âge où cette dernière affection est exceptionnelle (avant l'âge de six mois). Le diagnostic sera parfois aidé par la constatation de l'existence d'angiomes cutanés cervico-faciaux. La fibroscopie laryngée peut  découvrir la tuméfaction sous-glottique (à gauche le plus souvent) couverte d'une muqueuse normale, mais l'examen de confirmation est une endoscopie laryngo-trachéale sous anesthésie générale. La radiographie du larynx de face pourrait montrer également cette déformation sous-glottique unilatérale.

Une corticothérapie prolongée est classiquement efficace dans cette affection qui est spontanément et lentement régressive. Parfois un équilibre précaire (dyspnée d'effort ou de repos) voire une décompensation respiratoire aiguë peut imposer une intubation ou une intervention chirurgicale.