ANNEXE 3 – Procédure : Oxymétrie de pouls

L’oxymétrie de pouls (SpO2) permet un monitorage simple, fiable, continu mais indirect de la SaO2. C’est une méthode de surveillance irremplaçable des états de détresse respiratoire et de l’oxygénothérapie. Elle est indiquée chez tous les malades.
La mesure, non invasive, transcutanée s’effectue avec un capteur positionné au niveau d’un doigt, mais elle est aussi possible sur un orteil ou le lobe de l’oreille. Elle utilise une méthode spectrophotométrique techniquement difficile du fait de la nécessité de séparer l’absorption de la lumière due au sang artérialisé de l’absorption due aux tissus mous, au sang veineux et au sang capillaire. Le principe de la mesure de la SpO2 est de considérer que l’absorption due aux tissus mous et au sang veineux est stable et que celle due au sang artérialisé est variable avec l’onde pulsatile. L’utilisation de diodes émettrices de lumière dans des longueurs d’onde de 650 nm et 850 nm rend la mesure suffisamment précise pour une utilisation en monitorage à la condition que l’onde pulsatile soit correctement identifiable.
Pour des SaO2 supérieures ou égales à 90 %, la précision de la mesure (évaluée par le coefficient de variation : déviation standard/moyenne) est de l’ordre de ± 1 %, avec un biais (différence constante et systématique de mesure en mesure) inférieur à 2 %. La mesure est moins bonne quand la SaO2 est inférieure à cette valeur. Un biais de 4 % est observé entre 90 et 75 % de SaO2 et peut atteindre 15 % pour des SaO2 inférieures à 50 %.
Pour des valeurs supérieures ou égales à 90 %, la SpO2 n’est pas un monitorage indirect de la PaO2 : une SpO2 de 95 % peut correspondre à des PaO2 comprises entre 60 et 120 mmHg, du fait de la forme particulière de la courbe de dissociation. En revanche, pour des SpO2 inférieures à 90 %, même si la précision de la mesure diminue, la relation entre les variations de PO2 et de SO2 est bonne.

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