Dans la même rubrique 59ème congrès de la Société de Neurochirurgie de Langue Française du 2009
Société de Neurochirurgie de Langue Française du 2008
Neurochirurgie 2008 - Tours du 2008
17° Congrès de la Société Francophone de Neurochirurgie du Rachis - 2005 du 2005
Vous êtes ici : Acceuil > Pôle formation continue > Autres congrès

Congrès 2005 de la SNCLF 00/2005

 Imprimer l'article
 Envoyer l'article par mail
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)

VASCULAIRE, p1
DIVERS, ANATOMIE, p4
FONCTIONNEL, p7
RACHIS, p11
TUMEUR I, p14
TUMEUR II, p18
REUNION COMMUNE AVEC LA SOCIETE ROUMAINE DE NEUROCHIRURGIE, p20
COMMUNICATIONS AFFICHEES, p22

TUMEUR II


EMBOLISATION AUX PARTICULES DES HEMANGIOBLASTOMES : DIFFERENCE D’EVOLUTION ENTRE LES LOCALISATIONS CEREBELLEUSE ET MEDULLAIRE - UNE SERIE MONOCENTRIQUE DE 7 CAS. Cornelius J.F., Saint-Maurice J.P., Merland J.J., George B., Houdart E.
Hôpital Lariboisière, Paris, France.

Introduction. Nous rapportons la différence d’évolution clinique après embolisation d’hémangioblastomes selon que la tumeur siégeait dans le cervelet ou la moelle.

Matériel-Méthode. Entre 1995 et 2005, sept patients ont été embolisés à visée pré-opératoire à l’hôpital Lariboisière d’un hémangioblastome cérébelleux (n=3) ou médullaire (n=4). Pour chaque patient nous disposions d’une IRM centrée sur la tumeur, d’une angiographie sélective et du diagnostic anatomopathologique. L’embolisation a été réalisée après microcathétérisme des artères afférentes par injection en flux libre de particules sphériques (Embosphères). Le calibre des particules choisies en début d’embolisation a toujours été de 100-300 microns et a été augmenté -en suivant la diminution du flux artériel- pour les localisations cérébelleuses à 500-700 microns et parfois 700-900 microns.

Résultats ou Cas rapporté. La dévascularisation appréciée sur l’angiographie de contrôle a été complète ou sub-complète dans les sept cas. L’évolution clinique a été radicalement différente selon la localisation de la tumeur. Les patients porteurs d’un hémangioblastome médullaire (n=4) ont tous eu une évolution favorable et l’exérèse chirurgicale a été effectuée sans perte sanguine notable. Les patients porteurs d’un hémangioblastome cérébelleux (n=3) ont développé dans l’heure suivant l’embolisation une hémorragie intra-tumorale dont ils sont tous décédés. Le mécanisme supposé de l’hémorragie tumorale est une occlusion des veines tumorales par les particules mettant sous tension les vaisseaux artériels tumoraux. Dans cette hypothèse l’hémangioblastome se comporte comme une malformation artério-veineuse cérébrale. L’absence d’hémorragie dans les tumeurs de siège médullaire s’expliquerait par un calibre moins important des vaisseaux tumoraux permettant leur occlusion sans passage veineux. Une telle différence d’évolution a également été retrouvée dans la littérature.

Conclusion. Dans notre expérience, l’embolisation aux particules des hémangioblastomes de siège médullaire est efficace et fiable alors qu’elle est pour nous contre-indiquée dans les localisations cérébelleuses. D’autres techniques d’embolisations ont été développées pour ces dernières localisations.


FORMES ATYPIQUES DE NEUROFIBROMATOSE DE TYPE 2. Goutagny S., Bouccara D., Grayeli A., Olschwang S.*, Faillot T., Redondo A., Rey A., Sterkers O., Kalamarides M.
Hôpital Beaujon, AP-HP, Paris7 et Institut Paoli Calmettes, Marseille, France.

Introduction. La neurofibromatose de type 2 (NF2) est une pathologie rare (incidence de 1 pour 25000 naissances) caractérisée classiquement par l’association d’un schwannome vestibulaire (SV) bilatéral à des méningiomes, des schwannomes périphériques et des tumeurs rachidiennes. Dans un tiers des cas, on retrouve une origine familiale. Le but de ce travail a été d’identifier les patients NF2 présentant une forme atypique, à savoir ne présentant pas de SV bilatéral ni d’histoire familiale.

Matériel-Méthode. Les cas de 97 patients NF2 suivis régulièrement dans le service avec bilan annuel comprenant une IRM cérébrale avec des coupes fines centrées sur les conduits auditifs internes, une IRM de l’ensemble du rachis, un examen neurologique et audiovestibulaire, un examen ophtalmologique et une recherche de mutation du gène NF2.

Résultats ou Cas rapporté. 11 patients avec une NF2 atypique ont été identifiés : - 9 avaient un SV unilatéral associé soit à au moins 2 méningiomes ou à des neurinomes périphériques et des tumeurs spinales. Une patiente a développé dans le suivi un SV contro-latéral. Une mutation du gène NF2 a été identifiée chez 4 d’entre-eux. - 2 n’avaient que des méningiomes (1 enfant de 12 ans avec un méningiome et une patiente de 45 ans avec 2), une mutation du gène NF2 ayant été identifiée pour chacun des 2.

Conclusion. Au-delà des formes typiques de NF2 avec SV bilatéral et/ou histoire familiale, il faut rechercher systématiquement une NF2 chez tous les patients de moins de 30 ans ayant un SV unilatéral ou un méningiome et chez tous les patients ayant plusieurs méningiomes ou l’association d’un neurinome périphérique. L’identification d’une mutation du gène NF2 est une aide précieuse au diagnostic. Le diagnostic de NF2 implique pour le patient la réalisation d’un bilan « d’extension », une surveillance prolongée et une enquête génétique dans la famille.


LES TUMEURS FIBREUSES SOLITAIRES DES MENINGES : ETUDE RETROSPECTIVE DE 9 CAS. Metellus P., Bouvier C., Nanni I., Fuentes S., Dufour H., Adetchessi T., Grisoli F.
Marseille, France.

Introduction. Les tumeurs fibreuses solitaires des méninges sont une entité pathologique nouvelle. A notre connaissance il n’existe que 65 cas rapportés dans la littérature. Nous rapportons ici la plus importante série mondiale de tumeurs fibreuses solitaires des méninges et discutons des aspects cliniques et évolutifs de cette entité encore mal connue.

Matériel-Méthode. Entre avril 2000 et avril 2004, 9 patients ont été traité chirurgicalement pour une tumeur fibreuse solitaire des méninges dans notre institution. Macroscopiquement les lésions étaient relativement bien circonscrites avec une paroi fibreuse relativement épaisse. Microscopiquement les tumeurs étaient composées de cellules fusiformes et d’une infiltration collagénique constante.

Résultats ou Cas rapporté. Il y avait 5 femmes et 4 hommes. L’âge moyen était de 57.4 ans (37-76). Le suivi moyen était de 40 mois. La localisation était médullaire dans 3 cas, dans la fosse postérieure dans 3 cas, orbitaire dans 2 cas et frontale dans un cas. L’aspect radiologique était fortement évocateur d’un méningiome dans tous les cas. L’exérèse a été subtotale dans 8 cas et totale dans 1 cas. Microscopiquement les tumeurs présentaient une prolifération de cellules fusiformes au sein d’une forte infiltration collagénique. Dans les cas il existait une immunoréactivité au CD34 et à la vimentine. Le marquage de l’EMA et de la protéine S-100 était négatif dans tous les cas. Parmi les 9 patients 4 ont présenté une récidive.

Conclusion. Les tumeurs fibreuses solitaires des méninges doivent faire partie du diagnostic différentiel des lésions extra-axiales du SNC. L’exérèse chirurgicale de ces lésions est souvent incomplète. Le risque de récidive est important et justifie une surveillance accrue. Le pronostic de ces lésions histologiquement bénignes, est encore mal connu et l’analyse de séries plus importantes avec un recul plus long sera nécessaire pour mieux appréhender le profil évolutif de ces lésions et définir plus précisément la place du traitement complémentaire.


ANALYSE DU DEVENIR POST-OPERATOIRE DES MENINGIOMES INTRACRANIENS N’Dri D., Ben Ismail M., François P., Jan M.
Tours, France.

Introduction. Les méningiomes intracrâniens représentent 20% d es tumeurs cérébrales et leurs traitement est classiquement chirurgical. Le but de ce travail est d’étudier le devenir de ces patients en insistant sur la qualité de vie, la morbidité post-opératoire et la survenue d’une récidive

Matériel-Méthode. Etude retrospective d’une série chirurgicale menée entre 1974 et 2003 comprenant 179 hommes et 505 femmes, soit un sex ratio de 1/3. L’étude de la survie et de la survie sans récidive a été faite selon la méthode de Kaplan Meier . La comparaison des courbes de survie sans récidive a été faite selon le test du Logrank. L’analyse multivariée a été faite selon le modèle de régression de Cox.

Résultats ou Cas rapporté. La probabilité de survie était de 90 % à 5 ans, 84 % à 10 ans et de 80 % à 15 ans et 74 % à 20 ans. Les variables qui ont influencé indépendamment cette mortalité étaient : l’âge de plus de 70 ans, une exérèse chirurgicale incomplète, le caractère malin du méningiome, la survenue d’une complication opératoire et un index de Karnofsky préopératoire inférieur à 20. La probabilité de survie sans récidive était de 82,63 % à 5 ans, 63,95 % à 10 ans, 37,75 % à 15 ans. Les variables ayant influencé indépendamment la survie sans récidive étaient : le sexe masculin, le grade histologique malin. L’âge et la qualité d’exérèse ont très peu influencé l’apparition de récidive. Les séquelles postopératoires étaient : épilepsie (7,75 %), hémiplégie (2,78 %), et les troubles neuropsychiques (5,55 %).

Conclusion. Les facteurs pronostiques des méningiomes intracrâniens opérés sont : l’âge, le sexe masculin, la qualité de l’exérèse, le grade histologique, l’index de Karnofsky préopératoire et la survenue de complications. Les séquelles restent dominées par l’épilepsie.


CORRELATION HISTORADIOLOGIQUE DES MENINGIOMES SUSTENTORIELS. Rebai R., Bahloul K., Ghorbel M., Ben Yahia M., Ben Ismail M., Boudawara M.Z., Ben Mansour H.
CHU H. Bourguiba, Sfax Tunisie.

Introduction. Réputés bénins les méningiomes présentent un profil évolutif influencé par leur Grading histologique. Le but de notre étude est d’approcher le Grading histologique des méningiomes supra tentoriels en se basant sur les particularités morphologiques en imagerie.

Matériel-Méthode. Nous avons mené une étude rétrospective de 122 cas de méningiomes supra tentoriels colligés et opéré entre 1986 et 2000 au C.H.U H. Bourguiba de Sfax, Tunisie.Tous ces patients ont été explorés par une imagerie préopératoire et les différentes caractéristiques morphologiques ont été recueillies puis confrontées aux données de l’examen anatomopathologique.

Résultats ou Cas rapporté. Le méningiome était de grade I (bas grade) dans 89,4 % de grade II dans 9,6 % et de grade III dans 0,8 % des cas. L’aspect homogène de la prise de contraste au scanner était plus fréquent dans les méningiomes de grade I (p=0,001). A l’encontre de la présence de kystes qui était corrélée au grade II (p<0,001), les calcifications n’étaient pas liées au grading histologique (p = 0,84). Un contour régulier plaidait en la faveur d’un méningiome de bas grade (p<0,001). En IRM une interface nette entre méningiome et tissu cérébral était corrélée à un méningiome de grade I (p= 0,039).

Conclusion. La présence de kystes, le contour irrégulier, le rehaussement inhomogène et l’absence d’interface à l’I.R.M. sont des critères qui permettent de prévoir un haut grade histologique des méningiomes sus tentoriels.